POURQUOI LA MODE ?
1 – Préface.
Le costume, choisit librement ou imposé par la société, est avant tout signe d'appartenance sociale. On s'habille selon son rang ou sa classe d'abord, selon son mode de vie et ses possibilités financières ensuite.
Enveloppant étroitement le corps, le costume évolue en tentant de conquérir son autonomie par rapport à celui-ci. La rapidité des transformations de la silhouette, le passage du long au court, d'une silhouette étriquée à une autre, épanouie grâce à des corsages rembourrés ou à des jupes en tissu, marquent tout changement.
Ce pose alors la question suivante : En quoi le vêtement influe-t-il l'appartenance sociale de l'Homme ? L'Homme doit-il suivre un certains mouvement vestimentaire pour pouvoir être intégré de façon satisfaisante à sa Société ?
2 – Présentation et mise en forme : l'évolution du costume.
A/ L'antiquité.
L'Habit de l'Homme antique se base sur le port d'un rectangle d'étoffe drapé tous autours du corps. Les classes sociales étaient peu convoitées à l'époque, on se souciait peu de son image. La superficialité est donc inexistante. Ces étoffes ne diffèrent que par ses dimensions, son nombre d'agrafes, la présence d'une « ceinture » autour de la taille et des différents matériaux utilisés.
B/ Le Moyen-âge.
(Faire une synthèse des quatre grands empires)
• * L'empire byzantin prend naissance à la suite d'une réorganisation de l'empire romain par Constantin Ier au IVe. Siècle. grec par sa langue, romain par sa culture et chrétien par sa religion, cet empire atteint le sommet de sa puissance aux IXe et Xe, siècles et survit jusqu'au XVe.
Le costume byzantin combine la richesse du drapé gréco-romain à la somptuosité orientale. L'emploi de la soie dont la rigidité est dû à la profusion d'ornements brochés de fils d'or, fait perdre au drapé antique sa souplesse. Les vêtements sont de forme ample, tombant avec raideur sur les corps qu'ils dissimulent entièrement.
* La fin de l'empire romain est marquée par une grande vague d'invasions venant de l'Europe du nord. les nombreuses scènes de batailles qui opposent ces barbares aux légions romaines montrent des costumes originaux, radicalement différents de ceux des romains lors des conquêtes romaines antérieures, les vaincus s'étaient pliés à la loi de Rome, mais n'avaient pas abandonné leurs coutumes vestimentaires. Seuls, leurs dignitaires avaient peu à peu adopté des éléments romains comme la toge et le goût des tissus précieux de byzance. À l'inverse, nombre de barbares propagent jusqu'en Asie leurs costumes nationaux et, dès la chute de Rome, les togatus de la ville déchue se mettent au pantalon.
Ceux que l'on regroupe sous le nom de Gaulois sont en réalité partagés par César en trois grandes familles aux coutumes assez différentes. les Ibères, habitants vers l'Espagne, les Belges et les Gaulois proprement dits composés des Celtes et des Kymris. Les premiers sont vêtus d'une tunique courte en laine grossière à longs poils et sont chaussés de bottes ; leurs femmes portent un voile sur la tête. Les autres portent des pantalons, soit flottants et à plis comme chez les Kymris, soit étroits et collants comme chez les Celtes. Elles sont longues à l'origine, fendues sur le devant et munies de passants cousus pour main y tenir une ceinture de cuir. Des guêtres de tissu sont fixées au bas des jambes et couvrent les chaussures. Sur le torse, les hommes portent un gilet serré recouvert d'une blouse primitive. Cette saie, faite de quatre pièces carrées, est le plus souvent rayée, mais elle existe également en tissu de laine unie, à carreaux ou à motifs floraux. Elle est ajustée à la taille par une ceinture et existe avec ou sans manches.
• Peu de changements interviennent durant la plus grande partie du moyen âge jusqu'à ce que les croisés ramènent d'orient de nouveaux tissus, de nouvelles coupes et de nouveaux procédés d'impression. Les hommes du moyen âge, épris de religion chrétienne, préfèrent la discrétion vestimentaire au luxe décadent des romains à part celui du clergé, l'habit moyen-âgeux est une sobre évolution du costume gaulois et le costume des rois ne diffère de celui de leurs sujets que par la qualité des tissus. Il se compose pour l'essentiel d'une blouse à manches longues, ceinturée à la taille, le bliaud, et de braies, très vite remplacées par un pantalon plus large et plus court auquel on ajoute des jambières ou des bas appelés chausses. Par-dessus cet ensemble, on jette une longue robe-chasuble, le surcot.
Depuis le Xème siècle, les deux pièces principales de l'habillement des hommes et des femmes sont le chainse et le bliaud. Comme chemise de dessous, on revêt à même le corps le chainse, longue tunique en lin, à manches terminées par de hauts poignets serrés. Le bliaud, dont le nom s'est peu à peu substitué à celui de gonelle, correspond au même type de tunique de dessus. A manches longues, amples ou étroites et au buste plus ou moins ajusté, ce vêtement ceint à la taille est porté par tous. La longueur de la jupe varie tout en restant généralement plus courte que celle du chainse qui dépasse: courte et évasée chez les ouvriers et les paysans, elle est longue chez les femmes et mi-longue chez les hommes. De laine ou de soie, cette tunique reçoit en décoration des morceaux d'étoffes cousues, des broderies et des galons.

